
Je ne sais pas si vous étiez devant votre télé hier mais je suis tombé sur l’émission de M6 Capital (vous l’avez raté, cela devrait être en ligne ici bientôt). Après un sujet sur le fondateur des jean’s Diesel (le site), il y avait une enquête sur la success-story Google.
Rien de bien nouveau pour les spécialistes dans ce reportage mais l’accent était clairement mis sur les ingrédients qui ont fait le succès du moteur de recherche le plus utilisé :
* Une vision carrément folle des fondateurs : donner accès à l’info dans le monde entier.
* Une innovation conceptuelle donnant un avantage technologique imparable : le Page Rank permettant de trier la pertinence des résultats. Marrant, la personne interviewée pour raconter cela était le fondateur d’Altavista, Monier dont je parle dans le billet précédent.
La double force de Google, c’est d’avoir inventé un algorythme puissant mais surtout rapide en montant une infrastructure gigantesque de PC reliés entre eux pour mémoriser le web à tout moment (d’où la rapidité des résultat).
* Une innovation commerciale, la pub ciblée permettant de monétiser le traffic et donc de trouver un modèle économique plus que rentable, une véritable machine à cash en fait. Je ne crois pas que ce sont les deux jeunes fondateurs de Standford qui ont trouvé ce modèle mais plutôt lui.
* L’attraction de talents, le fameux jus de cerveaux, sans lequel le maintient de l’avantage compétitif ne peut pas perdurer. Notamment grâce à une image de marque (venez travailler avec les meilleurs) et des services associés (coiffeur / crèche / salle de sport) très novateurs.
Ce qui est bien chez Capital, c’est qu’ils n’ont pas passé sous silence les difficultés de l’internationalisation de la marque : Google a décidé de s’auto-censurer en Chine ce qui était parfaitement décrypté par Human Right Watch. Détail amusant, alors que l’association appelle au boycott du moteur, le site Internet de l’ONG utilise Google pour rechercher une info sur son site…
Autres détails intéressants :
* alors que les 2 fondateurs bossaient dans leur Garage à leur projet après avoir arrêté leurs études à Standford, ils sont mis en relation avec le fondateur de xxx (oublié le nom) qui après leur démo leur signe un chèque de 100 000 $ (conclusion N°1 : l’argent n’est pas un problème).
* le process hyperselectif de recrutement : 6 à 8 entretiens…(conclusion N°2 : entourez-vous de meilleurs que vous)
* le mythe de la start up qui a commencé ds le garage, cela fonctionne toujours. Si ce n’est pas vrai, tant pis, on peut toujours le dire une fois que l’on a réussi ;). (conclusion N°3 : achetez un garage !)
* l’interview de David Vise, auteur de Google story (cf interview JDN plus exhaustive que ce billet :))
Où sont les futurs Google d’origine française ? Des idées ?





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