Il fallait s’en douter non ? Je n’ai pas tenu le rythme…
Il faut dire que le G.O (Gentil Organisateur) du Silicon Valley Trip alias Jérémy nous avait concocté des journées d’enfer. Une moyenne de 7/8 rendez-vous par jour avec start-up, VC’s, institutionnels de la Silicon Valley. Une semaine - une bonne quinzaine d’entrepreneurs (cf le groupe Facebook, + l’ex CEO France de Philipps pas encore sur Facebook, Philippe que fais-tu ??) - un car & son fameux chauffeur - un G.O infatiguable. J’ai rarement eu mon cerveau aussi actif 18h sur 24h (rires). Pas facile tous les jours hein mister Jamendo (LE site de musique financé par Mangrove).
Alors bien sur à ce rythme là, j’ai chopé un mauvais rhume. Rien de grave, je vous rassure. Mais du coup (encore) moins de temps pour blogger quotidiennement.
De retour, je vais essayer de faire partager quelques impressions sur ce fabuleux voyage en Silicon Valley.
1. Dynamisme
Facile me direz-vous. Dans le secteur IT, la Silicon Valley est “the place to be”. Concentré de start-ups (Facebook et Twitter par exemple), d’Universités de haut niveau (Stanford avec ses 40 000 étudiants je crois est un lieu incroyable + Berkeley), de financiers (les fameux Business Angels et Ventures Capitalists alias les VC). Rien à voir avec la France me semble -t-il. Cercle vertueux de la création d’entreprise. Mais pas d’inquiétude, Olivier nous prépare un super schéma sur How Silicon Valley Works.
2. Ouverture
Pas de barrière à l’entrée pour une discussion. Lors d’une soirée de networking, je parle en 10 mn avec un Business Angel, un VC (mais qui n’investit pas en dessous de 5 millions de dollars, cela tombe bien, j’ai pas besoin d’argent…). Bien sûr c’était aux fameuses rencontres du Churchill Club, le seul lieu où vous verrez une des top manager de Google arborer son t-shirt qui détecte le Wi-fi à la fin d’un show que seuls les américains savent faire.
3. Peu de formalisme
C’est marrant en réflechissant je crois que pendant une semaine on n’a pas croisé un seul costume, encore moi de cravate. Chez Box.net c’était plutôt pizzas et on dort sur place. D’un autre côté ils sont jeunes (le CEO a fondé la boite à 20 ans). Mais aucune trace de formalisme ni chez Freddy de Netvibes, ni chez les gars et filles de eBay, ni encoreau SRI. A Stanford me direz-vous, c’est normal, ils / ells se déplacent tous (toutes) en vélos. Enfin pas que. On a vu une étudiante en Hummer quand même.
4. L’argent comme moyen
Lorque je demande au dirigeant de GrandCentral combien il a vendu sa boite, bien sûr il ne me répond pas. Mais enfin on murmure que la modique somme est importante, 50 qui dit mieux. Bien sûr il a vendu sa précédente entreprise à Yahoo. Bref, je pense qu’il pourrait roucouler tranquillement dans un des endroits paisibles de la terre. Et bien non, il continue de bosser…chez Google qu’il nous dit bien plus sympa que Yah.. (dites pas que je l’ai dit hein). Et tout cela en jean dans une des salles de Google, qui notons le a 2 video proj, des cables réseaux prêts à êtres utilisés, bref une vrai salle de travail quoi…
5. Ambition
J’en discutais ce matin avec le fondateur de la RSS Company française dont tout le monde entendra parler en 2008 alias Anthony, peut être manquons nous d’ambition en France. Forcément avoir plus de 250 millions d’utilisateurs sur son marché et aucune barrière linguistique (l’anglais tout le monde connait non ?) cela aide les Ricains de la Silicon Valley. Le seul exmple que l’on ait trouvé entre nous d’un service internet fondé en France avec une véritable vision internationale c’est Netvibes de Tariq. Mais sinon ? Peut être est-ce ce qui motive les 40 000 français dont mister Jeff Clavier le VC du Web 2.0 à s’installer dans la Silicon Valley ?
6. Fluidité du marché du travail
Attention, c’est un Marx qui vous parle (rires).
Tout les Frenchies du groupe sont restés cois (oui, coi) lorsque l’on nous a expliqué que point de contrat de travail, un salaire versé tous les quinze jours suffisait. Précarité diront certains, souplesse diront les autres. Surtout que cela marche dans les 2 sens, le salarié peut partir ou la boite peut se séparer du salarié, du jour au lendemain. Attention, entendons nous bien, ce n’est pas ce que je préconise pour la France, c’est juste un constat de ce qui se fait aux US, de ce qu’on nous a raconté. Je suppose que c’est plus facile lorsque l’on est un ingénieur maitrisant le java dans le code habitant à la Silicon Valley qu’une femme de ménage ou caissière chez…tiens…Wallmart par exemple…Pourtant le principal problème est plus de garder les salariés en les intéressant avec des stocks (options) que de négocier avec les partenaires sociaux…autre culture me direz-vous.
Ok, ok, je vous soule avec tout ce texte ? Bon d’accord, les photos sur Flikr (tiens, une start-up américaine, une) sont ici. Prises par Mister U-Lik et la réponse est oui, I like (les photos).
Que pensez-vous de tout cela, vous ? Où est la Silicon Valley Française ? Sera-t-elle là un jour ? Est-ce trop tard / trop tôt ? Ou trop tout simplement. Voire pas assez ?






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La Silicon Valley en France, cela ne marchera jamais …
Quel chance d’avoir fait ce voyage ! Merci pour ces comptes rendus très personnels
Benoit > tu sais c’est du travail que d’avoir de la chance je crois ;-). De rien sinon…à vendredi je crois…
/Olivier
“Le chanceux”
C’est juste bien de se rendre compte de l’ecart en terme de facon de travailler, d’environnement… mais vous n’avez que la creme et le top du top en une semaine. Tout n’est pas rose, ni noir, ni blanc!
Julien > suis d’accord avec toi, je ne décris là que la face rose de SFO, mais toi qui habite là bas depuis qques temps, peux-tu nous en dire plus sur la face cachée de la Silicon Valley ?
A bientôt Julien
/Olivier
Tres bon cet petit rapport… je n’aurais jamais cru qu’un ton pareil cela pouvait marcher ;-D
A tres vite.
PS : et surtout … WIkipedia est passé sous CC!