Bien sûr ce titre est (encore un peu) polémique. Dans 3 mois, il ne le sera plus.

Comme je le disais en parlant du Krach 2008 (cf ts les billets) puis de la Crise 2009 (cf ts les billets), tout le monde admet désormais que le seul point de repère économique par rapport à la crise internationale que l’on vit est La Grande Depression des années 30.
Pour preuve, même Mister Buffet (Waren de son prénom) publie ce samedi les plus mauvais résultats depuis la création de Berkshire Hathaway.
Reconnaissons à Jacques Attali son talent à avoir rapproché l’année 2008/2009 des années 30, cela avant les autres, fin septembre 2008 dans l’Express. Je l’avais repris dans mon billet d’octobre 2008.
Quelles différences entre 2009 et 1929 ? (- et + indiquent les effets négatifs ou positifs)
1) - : 2009 est la première crise mondiale + relayée en temps réel, 1929 ne l’était pas
Mondialisation, Informatique, Internet… : en 2009, les systèmes médiatiques et économiques (cf le site internet du Fond Monétaire International) relaient les informations en temps réel. Ce qui fait que la crise se loge immédiatement dans tous les esprits. Le flux médiatique ne cherche plus (ou si peu) à expliquer : nous sommes désormais dans la société de l’instantanéïté, créée par et nécessaire à la consommation de masse.
Conséquence : peu de gens comprennent ce qu’il se passe (c’est pourtant simple, une arnaque gigantesque sur un fond d’idéologie économique ayant échoué) et (presque) tout le monde a peur. Cette peur immédiate et relayée nous entraine dans une dynamique recessionniste qui s’alimente d’elle même. Rappelons que l’Economie repose avant tout sur la confiance.
Un exemple ? Tout le monde sait qu’au dernier trimestre (Q4), les US font -6,2% de croissance un chiffre qui à lui seul permet de parler désormais de Dépression et non plus de Récession. En France, presque 100 000 emplois ont été perdus sur le seul mois de janvier 2009 (c’est du jamais vu depuis que les statistiques existent).
2) + : en 2008/2009, les Etats soutiennent le secteur bancaire, en 1929, ils ne l’ont pas fait.
En 1929, près de 2000 banques américaines font faillite. Jusqu’en février 33, date à laquelle Roosevelt devient Président des Etats-Unis, aucune action d’envergure n’est engagée. Les Etats-Unis sombrent dans la Grande Dépression. Une personne sur 4 est au chômage soit 25% de la population (US). Rappelons qu’à l’époque, le chômage n’est PAS indemnisé…
En 2008/2009, à l’exception de Lehman Brother, les Etats n’abandonnent pas le secteur bancaire, malgré les erreurs comises. “La situation américaine est assez simple à décrire. Les pertes potentielles du secteur bancaire sont aujourd’hui estimées à 1800 milliards de dollars, soit 12% du PIB, décomposées en 1100 milliards de pertes sur prêts non remboursés et 700 milliards de dépréciation de titres (rappelons que la perte du Crédit Lyonnais a représenté moins de 1% du PIB français. Les autorités américaines ont donc une douzaine d’équivalents du Crédit Lyonnais simultanément sur les bras). Le montant total en fonds propres du secteur bancaire américain est du même ordre de grandeur que les pertes annoncées. Il est donc potentiellement insolvable, ce dont on va s’apercevoir progressivement dans les semaines et mois qui viennent.” Belle pédagogie de la part de Jean Peyrelevade.
Il poursuit (en substance) : Barack a donc deux solutions
1) Nationaliser les banques
2) constituer une gigantesque Bad Bank…
La suite dans un prochain billet, pour expliquer le graphique ci-dessous, vous suivez ?







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Je suis d’accord, on peut lacher le mot Dépression. Mais je pense qu’il faudra encore 2-3 bons mois avant que quelqu’un ose ce mot là à une heure de grande écoute sur nos médias. Et surement au moins 6 avant que les politiques ne s’y mettent non ?
D’autres parallèles intéressants entre 1929 et 2009 :
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090227-1609.html
A+
xTof > oui tu as raison, il a fallu à notre Ministre de l’Economie un peu de temps déjà pour lâcher le mot récession. Mais ne lui jetons pas la pierre. Comme l’Economie est histoire de confiance, c’est le rôle des politiques de rassurer…
Et l’avenir dira si le Politique reprend son rôle par rapport à l’Economique…
Cela ne va pas être très drôle, j’entendais Geoffroy Roux de Bezieu sur France Inter déclarer que la prévision de l4UNEDIC de + 300 000 chômeurs en 1 an allait être révisée. D’un autre côté, il ne faut pas avoir fait Math Sup
pour savoir que nous sommes en janvier à +90 000 et qu’il y a douze mois dans l’année…Je vous laisse faire rapidement le calcul…
Au détour d’une phrase, le gérant de l’UNEDIC disait aussi que peut être les partenaires sociaux allaient augmenter les cotisations chômage des entreprises…
Wauquiez pas très optimiste lui non plus sur l’explosion du chômage en France // aux chiffres de janvier
“Je pense qu’on rentre dans une phase où on va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois”
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jm_dy8Gdps26lU6VRGFpNz16SZSg
Aux entrepreneurs qui me lisent (j’en suis), bon courage !
/Olivier
Si je lis bien tes graphiques, une petite et ça repart … Pourvu qu’elle soit économique.
Si je lis bien tes graphiques, une petite guerre et ça repart … Pourvu qu’elle soit économique.
lol…