Enfin ! La Grande Crise expliquée

28 mai 2009

Je desespérais de trouver dans la presse une analyse fouillée sur la Grande Crise.

winter.jpg

Ouf, je l’ai (enfin !) trouvée. Dans la Presse. Les Echos pour ne pas le citer.
Jean-Marc, bravo, ton analyse est à la fois claire et fouillée. Brillante en fait. Enfin !
Alors prêt pour le grand saut depuis la Grande Falaise ?

PS : au fait cela fait trois mois que j’ai écrit cela et nous y sommes ;-). Bienvenue en 1929, tchou, tchou ! Gloup avec le BIT qui prévoit 240 millions de chômeurs et une crise du travail pour une durée de 5 à 8 ans…Tiens, tiens ! 

Commentaires4

  • Si le parallèle avec 29 est évident et particulièrement bien analysé en rapport avec la crise actuelle, je ne partage pas le pessimisme que vous affichez dans vos billets sur ce sujet, notamment votre inquiétude sur la durée.
    Vous négligez quelque chose dans votre anticipation qui apparait pourtant clairement dans l’analyse de l’éditorialiste des échos : l’accélération ! La vitesse de traitement de l’info, la mondialisation, la sur population, le rattrapage des pays émergents : tout ceci se fait tambour battant, à un rythme effréné, à une échelle démesurée où les emballements et les coups de freins ne sont que de courts accidents conjoncturels désormais. Car les premiers signes de reprises sont aujourd’hui évidents, et ils vont se répandre aussi vite que le jeu de domino s’est effondré. Car il faudra bien loger la population, consommer toujours plus de matière premières, accepter que les habitudes de consommation de la planète s’occidentalisent, …
    La crise n’est qu’un accident où la précipitation la emporté sur la vitesse, mais tant que le grand rattrapage/nivellement planétaire ne sera pas achevé, la croissance globale ira bon train et entrainera dans son sillage les bons élèves, ceux qui ont su se spécialiser, ou s’organiser, ou ceux qui ont juste la chance d’avoir les ressources naturelles requises.
    5 à 8 ans, c’est une éternité aujourd’hui et cette crise sera loin derrière nous d’ici là, à mon humble avis ;-)

    Rédigé par Christophe | le 30 mai 2009 à 5:51
  • @Christophe : certes, mais on a aussi aujourd’hui les premières limites physiques du systeme “Monde” qui limitent franchement l’accélération (sous l’effet accéléré de la spéculation d’ailleurs) :
    - La demande remonte, le pétrole avec, mais son prix explose d’abord sous l’effet de la spéculation (ex. mi-2008) et ensuite sous l’effet de la rareté (pic de production atteint ou prochain. Moins de pétrole bon marché, moins de PIB…
    - Sur-population = problème de famine et spéculation (honteuse) sur les denrées alimentaires. Migrations, crises géopolitiques, instabilités = mauvais pour la confiance des marchés
    - Consommation donc besoin en matières première en stock limité = rareté, spéculation, renchérissement des produits et surement baisse de la demande du coup.

    Bref, bien malin celui qui peut dire qu’il va y avoir une reprise rapide avec autant de paramètres et d’embuches dans l’économie actuelle.

    Mon avis : habituons nous dés maintenant à réduire notre consommation, notre dépendance aux énergies fossiles, à faire durer nos produits les plus transformés (l’informatique ;-)), à vivre avec moins d’argent, etc. Parce qu’on a mangé notre pain blanc et que les surprises ne sont pas finies.

    Rédigé par xtoflyon5 | le 31 mai 2009 à 13:56
  • Christophe > Bien sûr, je veux bien partager votre optimisme, mais comme dirait Mister Barre “Les faits sont têtus”. Or dans les faits, je ne vois pas d’autres signes de “reprise économique” que ceux qui sont expliqués dans les médias pour des raisons évidentes : comme l’Economie est d’abord de la confiance, alors les politiques ont intérêt à trouver des signaux positifs et à dire que “bientôt cela va cartonner”.

    Mais sur les principaux indicateurs économiques, ils sont tous au rouge. Je ne parle même pas des indicateurs sociaux type chômage qui sont eux rouge vif.

    Bien entendu, je lirais avec plaisir les signaux de reprise que vous avez détectés ;) Il parait que la production de pâte à papier est en avance de 6 mois sur les indicateurs économiques, peut être êtes vous dans le papier ;)

    A bientôt !

    /Olivier

    Rédigé par /Olivier | le 31 mai 2009 à 17:18
  • Aux Etats-Unis, certains signes n’ont pas manqués d’attirer l’attention des spécialistes : des intentions de dépenses des sociétés en hausse, des indices de confiance des ménages en hausses, des analyses publiées par ING, l’augmentation des taux d’intérêt de long terme, les augmentations de capital de Saint Gobain ou Danone, le rebond des marchés financiers, des chutes de bénéfices bien moindres que les estimations, le dernier rapport du NABE, … tout semble indiquer qu’à minima le fond du trou a été touché. Maintenant, des signes de reprises ne sont … que des signes, et il n’en reste pas moins une certaine inertie.
    Néanmoins, du fait de l’accélération encore, l’économie mettra sans doute 10 fois moins de temps qu’en 29 pour retrouver ses niveaux d’avant crise.
    Cette supposition de ma part n’augure pas pour autant de lendemains qui chantent : je pense que désormais tous les cycles sont raccourcis et qu’il faut s’attendre à ce que l’économie et la finance nous chahutent encore …

    Rédigé par Christophe | le 31 mai 2009 à 18:23

Poster un message

Suivre le fil RSS des commentaires | URL de Trackback







S'abonner au blog

Flux rss
Newsletter

Auteur

Olivier MarxPassionné du web
depuis 96, ai vécu au
sein d'une webagency
européenne l'avant bulle
Internet et l'après bulle.

Fondateur d'Altics société de conseil Internet spécialisée dans l'expérience utilisateur en 2004.

Animateur du Panthère's Club, rencontres de dirigeants Internet. Contactez-moi.